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31.05.2007
SI LE BARON LE DIT...
Ernest Antoine Seillière, le baron, ancien président du Medef aujourd'hui président de l'Union des industries de la communauté européenne, y est allé de son petit commantaire sur le résultat des élections présidentielles en France.
La victoire de Sarkozy est pour lui une bonne nouvelle. Selon lui, cela permettra de "sortir de l'impasse institutionnelle européenne, ce qui est véritablement urgent.". Jusqu'ici, rien de bien surprenant. Mais sur un plan économique, Seillière affirme qu'il aurait également été satisfait si Ségolène Royal l'avait emportée : "Comme vous le savez, en Europe, beaucoup de milieux d'affaires vivent avec la social-démocratie. C'est vrai en Espagne avec Zapatero, en Italie avec Prodi et en Grabde Bretagne avec Blair". Il indique que les patrons européens s'accomodent désormais d'une gauche "responsable" qui comprend l'économie de marché.
Puis, Seillière conclut : "Vous savez, quand on est pas en France tout le temps entre la social-démocratie à la Ségolène Royal et un modèle de droite, on ne voit pas de telles différences.". Seillière himself ! Une nouvelle preuve que le monde du travail ne peut plus accorder sa confiance à la gauche et que la bataille pour les droits du prolétariat se gagnera sur le terrain de la lutte sociale.
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22.05.2007
CHARITE ET STOCK-OPTIONS
Le patron des assurances AXA a déclaré qu'il abandonnerait ses stock options pour l'année 2007. Cela ne devrait pas lui poser de problème en vertue de tout ce qu'il a empoché en stock optionS dans le passé et ceux qu'il encaissera à l'avenir. La stock option est en fait un droit accordé à un dirigeant d'entreprise d'acheter des actions de sa propre entreprise à un taux fixé à l'avance. Ce taux étant en général très bas, on peut ensuite le revendre quelques années plus tard à un prix nettement plus élevé, car si l'action grimpe, la plus-value n'en est que plus conséquente. Ainsi, de Castrie a touché en 2005 environs 1,3 milliond d'euros. Il estime lui même jusqu'à 70 millionds d'euros de plus-value potentiel sur l'ensemble de ses stocks options.
Si de Castrie se prononce également contre les départs en retraite arrosés d'énormes indemnités que s'accorde les pdg, il reste malgrès tout très lucide sur les limitations de salaires des patrons : "Plafonner les rémunérations des dirigeants est la meilleure recette pour nous conduire au désastre, dans un contexte de marché mondialisé.". Pourquoi cet argument ne fonctionne qu'avec les dirigeants et les cadres ? Car on peut constater qu'à l'inverse, les salaires des employés d'AXA sont eux bien bloqués depuis des années alors qu'ils doivent accomplir toujours plus de travail en étant moins nombreux. Un projet de restructuration est d'ailleurs en cours.
Une fois encore, on constate que les dirigeants sont bien engraissés par leurs conseils d'administrations, c'est pour mieux servir les actionnaires en gelant les salaires et en mettant les salariés sous pressions ou encore à la porte afin de permettre à ces parasites capitalistes de faire ripaille. Parasites qui ont plus que jamais la garantie d'être protégés par l' élysée.
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16.05.2007
SARKO A L'USINE
Entre les 2 tours de la présidentielle, Sakozy s'est rendu le 28 avril à l'usine Vallourec-Mannesman à proximité de Valenciennes pour se faire une bonne promo et montrer qu'il n'est pas seulement le candidat des patrons.
Devant moulte journalistes et caméras, il déclara : "Une usine, c'est beau, ça vit, il n'y a personne qui se sent seul... je suis le candidat de la France qui bosse dur." Puis, festival de démagogie sarkozienne : "Je me battrai pour protéger les ouvriers de la délocalisations et pour que la mettallurgie reste en France". Pour ce qui est du salaire, Sarko balancera son infatigable refrain "travailler plus pour gagner plus".
La direction de l'usine avait organisée à sa manière la venue de Sarko : les cols blancs, personnel de bureau et autres cadres avaient tous revêtis le bleu et le casque. Il fallait bien trouver des types fringués en ouvriers qui applaudissent ! Des intérimaires et nouveaux embauchés étaient réquisitionnés pour demander des autographes... la direction avait soulignée qu'un "petit quelque chose" serait offert à qui ramènerait un autographe de sarko le lundi suivant. Quelle belle mise en scène !
De leur côté, les vrais ouvriers se tenaient à distance. Pas d'applaudissement, et pas de duppes ! Les travailleurs croulent déjà sous les heures sup et au sujet du "travailler plus pour gagner plus", les ouvriers savent qu'il s'agit d'une tromperie. La plupart des heures supplémentaires sont reversées dans un compteur d'heures. C'est une réserve qui permet soit de récupérer des heures (donc heures sup pas payées, pas d'argent en plus), soit de les utiliser en cas de chômage technique. En conclusion, il n'y a pas d'argent supplémentaire à gagner même en bossant plus.
Bref, la pêche aux voix n'a sans doute pas bien fonctionnée, et les travailleurs doivent savoir que même si Sarkozy est élu, se n'est pas grace à la classe ouvrière. Le monde du travail ne doit donc pas baisser la tête et peut se tenir prêt à riposter.
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11.05.2007
LE PRESIDENT VOUS SALUT BIEN
16:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.05.2007
QUOI QU'IL ARRIVE...
Voilà plus de trois semaines que je n’avais rien posté ici. Dans la cacophonie des joutes verbales de la campagne électorale, j’avais choisi de vous offrir une place faite de silence, tel un havre de paix le temps de faire une pause… de toutes façons, j’avais déjà planté le décors concernant les principaux acteurs de cette élection présidentielle en insistant sur le fait qu’aucun d’entre eux ne disposent de réelles intentions de mettre en place un programme de défense du prolétariat et des masses laborieuses, bien au contraire. Et puis je n’avais pas la prétention d’influencer mais d’informer. La campagne s’est déroulé telle que je le prévoyais : de la démagogie galopante, de grandes phrases vides de sens, des candidats qui s’invectivent sur des broutilles et une absence total de débat. Je parle toujours pour les principaux favoris. C’est donc sans surprise que le second tour verra l’affrontement Sego-Sarko. On a beau eu nous faire croire que Bayrou pouvait être la surprise, il n’en fut rien. Aujourd’hui, le leader centriste se trouve piégé par sa propre stratégie : désireux de rassembler à gauche au sein d’un parti malgré tout bien ancré à droite, il se trouve aujourd’hui partagé, voulant bâtir son grand parti tout en ne crachant pas sur l’idée de faire parti du prochain gouvernement potentiel. Un joli méli-mélo donc au sein duquel les seules ambitions du larron sont portées en avant et les préoccupations des prolétaires déjà sans intérêt.
Sego-Sarko, ou l’avènement du beau discours dans toute sa splendeur. Depuis les résultats du premier tour, les deux protagonistes rivalisent de propos en direction des petites gens, des travailleurs… malgré le fait que la politique de droite a été nettement désapprouvée par le peuple (soit par la lutte sociale lors du C.P.E., soit par les urnes lors des régionales), Sarkozy est bien là, en position de favori. L’explication est simple : depuis son entrée au gouvernement, Sarkozy n’a travaillé que dans le seul but de se préparer à la présidentielle. Ses réflexions sont toujours allées dans le sens des bons vieux préjugés réactionnaires : immigration, sécurité, fonction publique, 35 heures etc… pour marquer sa différence, Sarko s’est parfois mis en opposition avec la politique du gouvernement comme lorsqu’il a désapprouvé Chirac et Villepin au sujet du C.P.E.. C’est d’ailleurs en candidat de la « rupture » qu’il s’est présenté. Il parle de redresser la France, sans préciser qu’il s’agit d’une France dont il a été ministre de l’intérieur et de l’économie ces 5 dernières années. De son côté, Royal ne peut que se satisfaire d’avoir un adversaire comme Sarkozy : voilà un individu qui fait suffisamment peur au peuple de gauche pour permettre au parti socialiste de se refaire une virginité et faire oublier la politique capitaliste et protectrice du patronat qu’il a toujours pratiqué et qui fut notamment responsable du fiasco de 2002. Dans son pacte présidentiel, beaucoup de vent, mais aussi un programme faussement tourné vers les travailleurs comme cette pseudo augmentation du smic mais aussi une politique n’allant jamais contre les intérêts du patronats : pas questions d’interdire les licenciements dans les entreprises qui engrangent des bénéfices ni de prendre sur les profits faramineux, qui engraissent les vrais parasites de cette société que sont les actionnaires, pour augmenter les salaires…
Quoi qu’il arrive, les travailleurs devront se préparer à entrer en résistance contre un nouvel appareil capitaliste répressif. Ceci étant dit, on ne peut nier que la situation sera bien plus grave si Sarkozy l’emporte à la vue des attaques qu’il prépare contre les masses laborieuses et du système ultra sécuritaire qu’il prépare. Nul besoin que j’en rajoute, j’ai déjà suffisamment dénoncé l’individu dans mes chroniques précédentes. Si Ségolène Royal et le PS ne changeront rien au fonctionnement actuel, leur politique est sûrement moins dangereuse pour nos libertés individuelles que la société regorgeant de totalitarisme économique et sécuritaire dont rêve Sarkozy et ses sbires. Vouloir battre Sarkozy en apportant son bulletin de vote à Royal n’est pas une mauvaise chose, mais il ne faudra rien espérer de plus que de vouloir faire barrage au candidat de droite. Pour le reste, c’est sur le terrain de la lutte sociale que nous aurons rendez-vous dans les semaines à venir…quoi qu’il arrive…
Jusqu’à la victoire, toujours ! Vive le Prolétariat, Vive la Révolution !
10:00 Publié dans Pré-zoo-dentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


