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28.06.2007
LE PS SERAIT ENCORE PRET A S'ALIGNER...
Les regrets de l'UMP concernant la "mauvaise publicité" faite autour de la TVA sociale, et qui aurait fait perdre beaucoup de sièges de députés à la droite, n'empêcheront pas le gouvernement de remettre le projet à flot. Devedjan, secrétaire de l'UMP avait déclaré que la TVA sociale n'était pas une promesse de Sarkozy mais un sujet de réflexion. Ceci étant dit, le ministre du budget Woerth s'est empressé de préciser qu'une décision sur l'augmentation de la TVA "sociale" serait prise à la fin du mois de juillet. Bref, Sarkozy et ses sbires réflechissent donc au moyen de faire une nouvelle fois un joli cadeau au patronat avec l'argent des travailleurs, des chômeurs, des érémistes et des retraités. Car c'est bien pour alléger les charges sociales du patronat que le gouvernement souhaite instaurer cette taxe supplémentaire pour le peuple. Le tout en prétendant que cela favorisera l'embauche, alors que les mesures d'allégement de cotisations patronales n'ont jamais servis à autre chose qu'augmenter les profits des entreprises.
Si la droite développe ce genre de projet, ce qui n'a rien d'étonnant, voici des propos qui pourraient en surprendre plus d'un quant à leur auteur : "Les ressourcent, ils faut les prendre là où elles se créent""La TVA est de loin l'impôt le plus productif...il introduit une forme de progressivité de la taxation selon les modes de consommation... Mon idée est d'utiliser les points forts de la TVA pour poursuivre des objectifs clairs et précis. Premier objectif : la lutte contre les délocalisation.". Ce qui sonne comme du Sarko, Fillon et autre Borloo, ne sont en fait que des propos de ... Dominique Strauss-Kahn, propos délivrés lors de l'université du PS en 2005. Une fois de plus, on s'apperçoit qu'il n'y aura rien à attendre de "l'opposition". Les travailleurs devront utiliser leurs meilleures armes pour se défendrent : leur unité et leur auto-détermination.
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19.06.2007
TVA SOCIALE : ANALYSE D'UNE ESCROQUERIE
Après que Jean Louis Borloo se soit laissé aller sur la création d'une TVA sociale, le premier ministre Fillon confirmait le lendemain la mise en place de ceprojet par le gouvernement d'ici quelques temps. Même si Sarkozy, dans le but de ne pas descendre la droite avant le second tour des législatives affirmait dans un communiqué que le taux de la TVA n'augmenterait pas, on peut s'attendre à ce que ce projet soit développé.
Jean Arthuis, ancien ministre de l'économie et proche de Sarkozy, avait d'ailleurs fixé une possible augmentation du taux de TVA de 5 points. L'objectif serait donc d'augmenter ce taux. Mais cette TVA supplémentaire serait dite "sociale" car elle n'irait pas directement dans les caisses de l'état mais servirait à financer la sécurité sociale. A la place des cotisations patronales sur les salaires donc. Ces cotisations patronales seraient donc diminuées, voir à long termes supprimées. De leur côté, les consommateurs seraient encore une fois surtaxés. Le gouvernement tente de nous faire croire que nos produits seraient alors moins chers et donc mieux protégés contre la concurence employant de la main d'oeuvre bon marché. Fillon confirme en affirmant que comme les charges et le coût du travail diminueraient, les patrons embaucheraient et les emplois seraient protégés contre les délocalisations.
Quoi qu'il en soit, la TVA resterait l'impôt le plus injuste. Les entreprises en sont éxonérées, seuls les consommateurs la payent. Tous les consommateurs, les érémistes, les chômeurs, les smicards au même titre que les Dassaults, Lagardère et consorts. La seul différence, c'est qu'elle n'a donc pas le même impact sur les budgets de chacun puisque les premiers cités sont les plus affectés par cette taxe. Les délocalisations, elles, sont dus non pas au surcoût des charges mais à l'appétit dantesque des parasites bourgeois qui pour s'enrichir toujours plus préfèrent exploiter une main d'oeuvre moins chère. Ce qui signifie que cette TVA permet surtout aux actionnaires et au patronat de conserver un maximum de profit sans ce déplacer, et en risquant moins la grogne du peuple en limitant les licenciements massifs. Mais les travailleurs surtaxés payeront encore une fois la note, et n'auront pas plus de garanties d'avoir un emploi protégé, car la majorité des licenciements ne sont pas dus aux délocalisations mais au résultat de fusion entre grands groupes capitalistes dont les actionnaires réclament des dividendes toujours plus important. Voilà donc encore une arnaque face à laquelle les travailleurs doivent se tenir prêt à riposter.
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14.06.2007
ENTRE EXPULSIONS ET DESIR DU PATRON, LEUR COEUR BALANCE
Brice Hortefeux, ministre de l'immigration et de l'identité nationale a annoncé pour 2007 un objectif de 25000 expulsions de sans papiers. Entre 2002 et 2006, ces expulsions, appellées "éloignements" par Hortefeux, ont augmentées de 140%. Voilà comment les sbires de Sarkozy peuvent prétendre que sarko fait chuter le front national : avec de telles décisions, les électeurs FN peuvent se rabattre sur Sarkozy, c'est plus efficace, plus politiquement correct et ça arrange bien le petit napoléon.
Pourtant, Hortefeux se permet de préciser : "Plusieurs secteurs d'activité, tels que le batiment, le travail saisonnier agricole, l'hôtelerie, les services à la personne mais aussi l'activité scientifique ont besoin d'une main-d'oeuvre et de talents d'origines étrangères... l'immigration zéro n'est ni possible ni souhaitable.". C'est vrai que les patrons ne crachent pas de temps à autres sur de la main d'oeuvre bon marché et facile à exploiter. Et Hortefeux se permet encore de rendre hommage aux immigrés décédés au large de Malte en tentant de rejoindre l'Europe. Ah, l'humanisme de droite...
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05.06.2007
TRAVAILLER PLUS POUR (QUE LES PATRONS PUISSENT) GAGNER PLUS !
Le gouvernement Fillon vient de lancer ses mesures d'éxonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires. Un projet de loi devrait être déposé à la mi-juin. Le gouvernement souhaite étendre cette mesure aux grandes comme aux petites entreprises dans le privé et le public. Les heures supplémentaires sont majorées de 25%. Elles seraient éxonérées de cotisations patronales et salariales. Mais quelle part pour l'un et quelle part pour l'autre ? Et comment l'état compte t-il récupérer le manque à gagner sur les cotisations de la sécurité sociale, des retraites, du chômage, de la CSG, etc...?
"Travailler plus pour gagner plus" signifie avant tout permettre aux patrons d'exploiter à moindre coût les salariés sans augmenter les taux de salaire. Bien évidemment, le Medef se satisfait de cette situation. Se mettre au service du patronat en faisant supporter le coût de la protection sociale uniquement aux contribuables, voilà le véritable cheval de bataille de Sarkozy et ses sbires
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