26.03.2008
HAUSSE DES PRIX : EMEUTES EN AFRIQUE
Après le Sénégal fin 2007, le Cameroun et le Burkina Faso ont connu le mois dernier d'importantes émeutes. La population était dans un premier temps descendue dans la rue pour protester contre l'augmentation du coût de la vie. Au Burkina, la colère des protestataires s'est propagée en une dizaine de jours. Parti de Bobo Diolasso, deuxième ville du pays, ce mouvement de révolte a atteind d'autres grandes villes comme la capitale Ouagadougou mais aussi Banfora et Ouahigouya. Des bâtiments gouvernementaux comme la douane et la mairie de Bobo ont été pris pour cible par les manifestants. Ouagadougou était presque en état de siège le 27 février dernier. En faisant intervenir l'armée, le président Blaise a encore renforcé son impopularité.
C'est le gouvernement qui a engendré cette colère en multipliant par trois et ou quatre les patentes et autres taxes aux petits commerçants et à ceux qui survivent de petits métiers. Mais le gouvernement n'est pas le seul responsable : les grands groupes capitalistes tels que Nestlé, Unilever ou encore Danone ont fait main basse sur les circuits alimentaires en Afrique. Ces multinationales possèdent d'immenses stocks de nourriture mais plutôt que de les rendre plus facilement accèssibles aux populations, elles préfèrent spéculer sur ces denrées quitte à provoquer d'importantes hausses des prix de celles-ci.
C'est ainsi que l'Afrique est poussée continuellement à la famine. Aux trains où vont les choses, ces émeutes ne peuvent être que les prémices d'une flambée plus générale en Afrique et dans d'autres pays du tiers Monde.
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24.11.2006
DANONE LANCE LE YAHOURT HUMANITAIRE
Danone lance la construction d'une usine de yahourt au Bangladesh. Le numéro deux européen de l'agroalimentaire s'est associé avec la Grameen Bank de Muhamad Yunus, prix nobel de la paix pour avoir développé le micro-crédit.
Danone tient à se donner une image d'entreprise humanitaire qui veut amméliorer la condition de vie des plus défavorisés en leur donnant un travail. Les travailleurs de cette usine produiront des laitages bon marché qu'ils auront ensuite la possibilité d'acheter. L'usine emploiera 50 salariés environs et vendra des yahourts à 6 centimes d'euros le pot. Mais nous savons que les capitalistes ne sont pas des philantropes et on se doute que Danone ne va pas vendre sa production à perte.
En effet, même des yahourts à 6 centimes d'euros le pot, cela reste un achat coûteux pour les gens de ce pays parmis les pauvres du globe. La plupart des habitants gagnent moins d'un dollard par jour. De quoi acheter à peine une dizaine de yahourts, yahourts qui ne constituront pas l'essentiel de la nourriture nécessaire à chacun.
Voilà donc un coup de pub bon marché pour les intérêts capitalistes qui n'aidera certainement pas les gens de cette région à vivre mieux.
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10.11.2006
CHOMAGE DES JEUNES DANS LE MONDE
Le Bureau International du Travail vient de publier un rapport sur les "tendances mondiales de l'emploi des jeunes". La seule lecture des chiffres est de fait une dénonciation de la situation catastrophique de la jeunesse aux quatres coins du monde.
L'étude ne concerne que les jeunes de 15 à 24 ans soit 1,1 milliards de personnes. Le nombre de chômeurs est passé de 74 à 85 millionds entre 1995 et 2005, soit un taux de 13% d'augmentation. Quant à ceux qui ont un travail, plus de 300 millionds d'entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté fixé par le B.I.T. à deux dollards américains par jour soit un peu moins de deux euros. La différence est bien entendu plus importante entre les jeunes du moyen orient, d'Afrique, d'Amérique latine ou encore des pays de l'est, et les jeunes des nations riche et de l'union européenne où le chômage des jeunes s'élève tout de même à 13%.
Le B.I.T. déclare : "Tandis que la population des jeunes a crû de 13,2% entre 1995 et 2005, l'emploi des jeunes n' a lui augementé que de 3,8% seulement. Les jeunes chômeurs repésentent 44% des chômeurs dans le monde, alors que la part des jeunes dans la population en âge de travailler de 15 ans et plus, n'est que de 25%" Une situation engendré par un système économique dont on veut nous faire croire qu'il est le plus performant.
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18.09.2006
Article en provenance du Centre des Médias Alternatifs du Québec
Soulèvement populaire à Oaxaca - la révolte oubliée
écrit par : anarseniciste
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La seule nouvelle provenant du Mexique dans les médias de masse est la contestation massive des résultats électoraux par Andres Manuel Lopez Obrador et ses partisans. Pourtant, une lutte sociale beaucoup plus profonde fait rage depuis mai dernier dans l'état du Oaxaca, au sud du territoire mexicain.
Tout a commencé le 22 mai 2006, par une grève massive des professeur(e)s membres du «Sindicato Nacional de Trabajadores de la Educación» (SNTE - Syndicat National des Travailleurs et Travailleuses de l'Éducation) afin d'exiger la satisfaction de demandes adressées au gouvernement du Oaxaca, le premier mai. Ces demandes visaient la construction d'infrastructures adéquates, l'achat de matériel pédagogique, l'aide alimentaire et financière pour les étudiants et étudiantes, ainsi que des augmentations de salaire pour le personnel et la reconnaissance du syndicat par le gouvernement. 70 000 grévistes et sympathisants envahirent la capitale (Oaxaca) et occupèrent la place centrale (zocalo).
Le premier juin, le gouvernement rompt le dialogue avec les grévistes en imposant un ultimatum de retour au travail pour le 5 juin et mobilise 3500 membres des forces policières, dont des commandos d'élite. L'ultimatum est rejeté par les grévistes qui intensifient les moyens de pression (blocages de route et de l'aéroport, occupation du Parlement, du Palais de «Justice» et de postes de péages), organisent des mobilisations massives (jusqu'à 120 000 personnes) et exigent à présent la démission du gouverneur, Ulises Ruiz, membre du Partido Revolucionario Institucional (PRI) qui fut longtemps le parti unique au Mexique.
L'État répliqua par la force, le 14 juin vers 6h du matin, quand 3000 agents de police et pompiers attaquèrent les positions des grévistes à coups de gaz lacrymogène, de grenades assourdissantes et d'armes à feu. Les forces de l'État ont également saccagé les bureaux du syndicat, ainsi que les locaux de la "Radio Plantón", radio communautaire pro-grévistes. L'assaut fit plus d'une centaine de blessés, tant chez les forces policières que chez les grévistes, ainsi que 8 morts parmi ceux-ci.
Le lendemain, les grévistes, appuyés par les étudiants et des organisations sociales envahirent toute la capitale et reprirent le zocalo des mains des forces de l'«ordre», forçant ainsi le gouvernement à reprendre les négociations (qui seront encore rompues quatre jours plus tard).
Tout au long du mois de juillet, les insurgés (enseignants grévistes, étudiants et organisations sociales) s'organisent à la grandeur du territoire du Oaxaca, créent la «Asamblea Popular del Pueblo de Oaxaca» (APPO - Assemblée Populaire du Peuple de Oaxaca ), prennent en charge de nombreux secteurs de la vie civile, organisent de nombreuses grèves, une marche sur Mexico, des manifestations monstres (dont une de 500 000 personnes) et créent un mouvement qui prend de l'ampleur, rassemblant des organisations et des aspirations diverses, dont la principale revendication est la démission du gouvernement et plus spécialement du gouverneur, Ulises Ruiz.
Celui-ci réplique en tentant de provoquer des dissenssions dans la population et en multipliant les provocations par le biais de la police et de groupes armés clandestins liés aux autorités. Une manifestation pro-gouvernementale est organisée grâce à l'intimidation des salariés par les patrons et par la promesse de «cadeaux» aux participants. Cette grotesque mascarade fut surnommée «la marche de la honte» par le peuple révolté du Oaxaca.
Au cours du mois d'août, la répression étatique s'est intensifiée contre les insurgés, sous forme d'arrestations de leaders sociaux et d'attaques à l'arme à feu contre des positions tenues par les membres de l'APPO (université, locaux de médias occupés, campements de rue des manifestants et manifestantes). Aux dernières nouvelles, la police aurait repris la plupart des médias contrôlés par l'APPO au cours de la nuit du 22 août. Les assauts policiers perpétrés cette nuit-là contre des campements et des locaux de radio, télévision et journaux firent de nombreux blessés et un mort, Lorenzo San Pablo, atteint de plusieurs projectiles
au dos, durant l'attaque par un commando policier des locaux occupés de la radio «La Ley».
Solidarité avec le peuple du Oaxaca !
!ABAJO EL PODER - RUIZ YA CAYO!
!ARRIBA EL PUEBLO - ARRIBA LA RESISTENCIA!
http://www.indymedia.be/en/node/3507
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09:30 Publié dans Dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.07.2006
CREVETTES MALGACHES, REQUINS FRANCAIS
Depuis quelques jours, l' usine Nutrima a commencée sa production. Située sur l'ile de la Réunion, cette entreprise est une filiale de l' Union régionale des coopératives agricoles. A ce titre, elle a bénéficiée de subventions du conseil régional, de l'union européenne, d'aides locales et du mécanisme de défiscalisation couvrant 52% des dépenses.
L'usine réceptionne donc du soja en provenance d'Inde et de la farine de poisson en provenance d'europe du nord. Tout ceci servira à fabriquer des aliments pour crevettes à destination des fermes aquacoles de l'Ile de Madagascar. La quasi totalité des 15000 tonnes de crevettes produites à Madagascar sont exportées vers l'Europe, les états unis et le Japon. Les fermes aquacoles sont montées avec l'aide de la branche alimentaire de l'ONU : la FAO. Ces fermes sont à fort capitaux français d'ailleurs.
Grosso modo, des miliers de tonnes de nourriture sont acheminées sur prés de 25000 km pour nourrir des crevettes, qui seront réexportés à des dizaines de miliers de km de là. Tout ceci ne serait qu'un détail si Madagascar n'était pas un des pays les plus pauvre du monde avec un important taux de malnutrition. Hors, c'est bel et bien le cas. Contrairement au peuple malgache, les crevettes n'ont pas à redouter la morsure des requins du capital !
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22.05.2006
HUGO CHAVEZ TAXE LES COMPAGNIES PETROLIERES
Dimanche 7 mai, le président vénézuélien a annoncé l'augmentation du taux d'imposition des compagnies pétrolières opérant sur le territoire. Le taux passerait de 34 à 50 %. Un nouvel impôt sur l'extraction pétrolière de 33,33 % remplacerait les royalties de 16,66% versés par les compagnies jusque là. Toutes les formes d'exploitations pétrolières seront fiscalisées de la même façon désormais au Vénézuéla. 2 milliards de dollards de recette supplémentaires sont donc espérés afin de financer un grand plan social de construction de logements. Cette mesure ne s'étend pas au gaz comme en Bolivie.
On peut par contre constater qu'en France, les différents gouvernements ont en 20 ans laissés fondre le taux d'imposition des sociétés de 50 à 33,33%. En augmentant ce taux d'imposition, il y aurait largement de quoi financer les logements, la santé, les transports, etc...
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