20.05.2008
MARINS PECHEURS : LA COLERE MONTE
Depuis samedi 10 mai, des marins pêcheurs bloquent le port des Sables d'Olonne pour protester contre l'augmentation des prix du fioul. Déjà au mois de mars des dizaines de bateaux de Lorient avaient bloqués durant trois jours le port de plaisance de la Trinité sur Mer. Les pêcheurs réclament à Sarkozy qu'il tienne les promesses qu'il leur avait fait en grande pompe. En effet, en novembre 2007, il s'était déplacé alors que les pêcheurs s'étaient mobilisés pour obtenir une compensation à la hausse exorbitante du prix du fioul. Après avoir été reçu comme il se devait, on s'en souvient, Sarko s'était laissé aller à moult promesses inventées sur place.
L'exonération de cotisations sociales offertes aux pêcheurs, aux frais de la Sécurité Sociale évidemment, a pris fin en mars. Les primes à la casse peuvent aider éventuellement les patrons pêcheurs souhaitant se retirer. Mais que restera t-il aux équipages débarqués ? Les mesures du plan Sarkozy s'avérant creuses, le ministre de la pêche avait débloqué le 29 février 12 millions d'euros d'aides d'urgence aux bateaux les plus petits. Ainsi un bateau de moins de neuf mètres a eu droit à une avance de 1000 euros. Cela paye à peine la consommation de quelques jours en mer avec un gazole à 70 centimes le litre.
Par leur mouvement, les marins de Lorient avaient obtenus des garantis notamment l'attributions d'aides en fonction de la consommation des bateaux et pas seulement leur taille. Mais ce n'est pas encore suffisant. Tant que les compagnies pétrolières seront hors de contrôle, tant que l'état taxera sans limite les produits pétroliers, tant que la grande distribution fixera tranquillement ses propres marges, le prix du carburant continuera d'étrangler les marins pêcheurs, et le prix du poisson pour les consommateurs...
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03.08.2007
LES SYNDICATS REFUSENT LES EXPULSIONS
C'était au Carroussel du Louvre le 12 juillet dernier que se tenait l'assemblée général des actionnaires d'Air France. C.R.S. et vigiles occuppés une bonne partie de l'entrée. Mais aussi des manifestants banderoles déployées et slogans scandés contre les expulsions de sans papiers effectuées par leur compagnie.
En effet, le 5 juillet dernier, tous les syndicats d'Air France-KLM ainsi que 2 syndicats de pilotes ont demandé que les expulsions à bord de leurs avions cessent : " Les personnels de bords ainsi que les passagers sont les témoins contraints et forcés de scènes d'une extrème violence. Nos passagers et nos collègues y assistent impuissants. Il arrive que sous leurs yeux, des être humains soient humiliés physiquement et moralement. Il est avéré que toute réaction courageuse de leur part entraîne leur mise en détention puis leur mise en éxamen, quand il ne se retrouve pas eux même mis à terre.".
Tous les jours des escortes policières trainent de forces hommes, femmes et enfants. Les réactions des passagers empêchent parfois les décollages. Hortefeux, ministre de l'immigration, minimise ces incidents en déclarant que sur les 6000 dernières expulsions, seuls 300 incidents ont eux lieu. Sans préciser que la police administre calmants et sadatifs aux individus potentiellements récalcitrants.
Les pilotes présents à la manifestation du Caroussel ont invité les passagers témoins de ces expulsions à refuser de boucler leur ceinture. Ainsi, le pilote, seul responsable à bord doit alors refuser de décoller pour raisons de sécurité. Et ceci jusqu'à ce que les expulsés soit débarqués.
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13.03.2007
CHAMPAGNE : LES TRAVAILLEURS NE SE FONT PAS MOUSSER
Le 20 février dernier, les travailleurs des maisons de champagne de Reims se sont rassemblés en ville pour crier leur colère. Leurs revendications portent notamment sur l'augmentation des salaires. La CGT réclamant 2,2% d'augmentation se heurte à la direction qui ne propose que 1%.
N'y aurait-il pas assez d'argent pour augmenter les ouvriers à hauteur de ce qu'ils réclament ? Difficile à croire quand on sait que l'année 2006 aura vue le record de vente avec 320 millionds de bouteilles écoulées sur le marché. Le taux de rentabilité est supérieur à 20%, les entreprises sont donc loin d'être dans le rouge. Avec une augmentation de leurs dividendes de 233 millionds d'euros entre 1995 et 2002, les actionnaires profitent pleinement de cette rentabilité. Bien évidemment, de telles augmentations se sont réalisées aussi par le biais de réductions massives et progressives des effectifs. Ils ont presque diminué de moitié chez les grands producteurs tels que Moët, Chandon ou Pommery. La sous-traitance est aussi grandement victime des dégradations des conditions de travail. Comme par exemple le conditionnement des bouteilles dans des coffrets. Ce conditionnement a été confié à une entreprise de transport où les salariés sont moins bien payés et dans des conditions de travail pénibles (horaires, hangard non chauffé...).
Alors, la presse peut vanter les mérites d'une telle réussite, mais encore faudrait-il dévoiler à quelle prix elle fut obtenue.
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02.02.2007
TRAVAILLEURS UNIS, PATRON SUR LE RECULOIR
L'usine Famar est une entreprise pharmaceutique employant 300 personnes. Le ménage dans cette usine est assuré par la société Penauille. Celle ci vient de changer de patron et l'activité a été reprise par la société TFN depuis le 8 janvier.
Les employés ont alors passés une formation sur l'hygiène, consécutive à l'arrivée de nouveaux produits d'entretients. Mais au cours de cette formation, un soit disant expert de TFN n'a fait que regarder les 27 employés à l'oeuvre, sans jamais donner un conseil, un consigne. Etrange formation qui commença à prendre plus de signification quelques jours plus tard : 4 travailleuses recevaient alors un courrier leur apprenant que, selon la direction elles étaient "inaptes à effectuer un travail de qualité dans les secteurs de production". Un comble lorsqu'on sait que ces employées faisait ce travail depuis 8 à 23 ans. La lettre leur indiquait également qu'elles étaient convoquées à un entretient de réorientation professionnelle. Ces entretient s'avèraient être en fait un prémice au licenciement.
Le 22 janvier, jour des entretients, les employés se sont mis en grève car ils ont bien compris que non seulement la direction allait injustement virer 4 travailleuses mais que la charge de travail allait augmenter en conséquence. Et les grévistes ont obtenus ce qu'ils voulaient : le maintient des 4 travailleuses et le paiement des heures de grève. Unie et organisée, la pression ouvrière ne laisse pas de place à l'injustice patronale !
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18.01.2007
LES TRAVAILLEURS PRIS DANS LA PARTIE DE MONOPOLY DES PATRONS
Le groupe pharmaceutique Merck a décidé de mettre en vente l'une de ses activités les plus lucratives : la fabrication de médicaments génériques. Pas moins de 300 emplois sont générés par cette activité dans la région lyonnaise. En 2003, Merk avait déjà annoncé la fermeture du site de Lacassagne, à Lyon, engendrant la perte de 300 emplois entre 2004 et 2006. Les salariés n'avaient alors pas réussis à empécher la direction d'agir. Aujourd'hui, c'est une branche de 5000 travailleurs dans le monde qui est menacée de vente.
Pourtant, cette branche n'est pas déficitaire au contraire : 1,8 milliards d'euros de chiffre d'affaire en 2005 avec un bénéfice de 235 millionds d'euros. Dans l'industrie pharmaceutique du médicament générique; Merk est le leader en France et en quatrième position mondial. Mais même si le secteur du générique reste en expension, il faut croire qu'il est peut être moins rentable que d'autres. Merk vient de s'endetter de 10 milliards d'euros en achetant le groupe Serono, spécialisé en biotechnologie. Du coup, Merk espère récupérer 4 milliards d'euros sur la vente de sa branche générique.
Peu importe ce qu'il adviendra des travailleurs de la branche vendue tant que la direction s'y retrouve dans ses comptes. Il faudra fort probablement se battre car le plan de licenciement pour favaoriser les profits des actionnaires et du patronat n'est plus trés loin.
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08.01.2007
UN SALARIE S.D.F. LICENCIE
Le 15 décembre dernier, la direction d'un supermarché Carrefour licencié un salarié âgé de 20 ans et embauché depuis avril 2006. Les motifs sont : "Des abscences répétées et des retards systématiques . Cet employé n'a jamais respecté ses horaires et a été abscent 22 jours en 6 mois.".
Ce salarié a expliqué qu'il était sans domicile fixe depuis juin suite au déménagement de sa famille aux Antillles, qu'avec mille euros net il ne trouvait pas de quoi se loger et que n'ayant pas de voiture il avait du mal à se trouver un moyen de transport pour son poste du matin (rare sont les bus qui circulent à 4 heures du mat'.). La direction a malgrès tout maintenu son licenciement pour "faute grave". Et a eu le culot d'ajouter : " que ce salarié n'avait pas répondu à ses courriers qui l'avertissaient qu'il risquait une sanction.". Comment aurait-il fait, il n'a plus d'adresse !
90 salariés de ce magasin "Carrefour" d' Ivry sur Seine ont fait grève les 22 et 23 décembre dernier contre le licenciement de leur collègue. Pour le moment, la direction ne veut rien entendre. Affaire à suivre...
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23.12.2006
TOUJOURS DU CHANTAGE PATRONAL !
Fin octobre, les papeteries de la Couronne à Angoulême annonçaient le licenciement de 129 salariés début 2007. Cette entreprise de 570 travailleurs annonce dans le même temps la mise en place d'un plan baptisé "brio", création de la direction, et qui prévoie le passage de 35 à 37 heures de travail sans augmentation de salaire.
Les travailleurs ont reçu le courrier du patron comprenant l'avenant de leur contrat : il va falloir accepter et signer un allongement de 90 heures de travail dans l'année pour le même salaire. La direction indique qu'en cas de refus, on peut se retrouver dans la liste des licenciés à partir de janvier. Un syndicat fait obstacle, mais la direction elle menace de recourir à plus de licenciements. Le chantage est un délit, mais qu'en il s'agit d'entreprises capitalistes, il n'est plus question de chantage mais de "mesures économiques".
Deux syndicats ont déjà accepté la décision du patron. La CGT rejette le projet est a organisée deux débrayages d'une heure pour informer les travailleurs. La lutte doit maintenant s'organiser de manière collective pour espérer être efficace.
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28.11.2006
LES INTERMITTENTS DU SPECTACLE TOUJOURS SUR LA SELLETTE
Parmi 100 000 salariés en CDD qui bénéficiaient du régime d'indémnisation réservé aux intermittents du spectacle, la réforme de 2003 en a exclu plusieurs dizaine de milliers. Mais en 2004, face aux actions menées par les intermittents, le gouvernement décida de créer un "fond provisoire", reconduit l'année suivante en "fond transitoire", destiné à rattraper les intermittents qui se seraient trouvés exclus par le nouveau mode de calcul. 34 000 intermittents ont à ce jour bénéficiés de ce fond versé par l'état.
Le 26 ocotbre dernier, la CFDT, déjà signataire du protocole de 2003, a annoncé qu'elle signerait le texte prévu pour faire suite aux réformes de 2003. Les nouvelles indemnités ne seraient versées que pour quelques mois. Les intermittents touchent en terme d'indemnités chômage 30 à 50% de leurs revenus. Les 34 000 ayants bénéficiés jusque là de "l'allocation fond transitoir" devront désormais se contenter de leurs revenus ou de toucher le RMI s'ils en ont trop peu.
Lors d'une réunion tenu à Paris le 30 octobre, un représentant des intermittents d'Ile-deFrance a retracé l'histoire des luttes depuis 2003 en soulignant le fait que les concessions faites par le gouvernement ont été obtenus par la lutte. Une journée de grève est annoncée par le CGT le 6 décembre.
09:20 Publié dans Luttes locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.11.2006
NOUZONVILLE : LES OUVRIERS ET LA POPULATION FONT RECULER LES C.R.S.
La petite ville ouvrière de Nouzonville dans les Ardennes, a été mise en état de siège par 250 CRS envoyés contre les salariés de l'usine Thomé-Génot victimes dans plan de licenciement. Le gouvernement croyait sans doute pouvoir ce débarrasser d'eux à coup de grenade lacrymo, mais face à la mobilisation, il a été contraint de reculer.
Les ouvriers de Thomé savent depuis trois semaines que leur usine va fermer. Ils y fabriquaient des pôles alternateurs pour d'importants sous-traitants automobiles tel que Valeon ou Visteon. La société avait été rachetée il y a deux par son actuel patron ardennais, la famille Dury, par le biais d'un fond d'investissement américain, Catalina. Catalina mit alors la main sur les brevets, vendit le parc immobilier de la société, versa à ses dirigeants des salaires atteignants 800 000 euros par an. Après avoir syphoné tout ce qui été monnayable, le groupe mit la clef sous la porte le 24 octobre dernier.
Une manifestation a regroupée 1500 travailleurs du département le 3 novembre à Charleville Maizières à l'appel de la CGT et de FO. Ils bloquèrent la préfecture avant de se replier sur leur usine qu'ils décidèrent d'occuper. Le ministre du travail, Gérard Larcher, avait promis des discussions, mais il les différa au vendredi 10 novembre. Les CRS et les gendarmes mobiles n'ont pas attendus cette date pour pointer le bout de leur nez. Ils firent une première apparition le 8 novembre au soir et revenèrent en force le lendemain. 42 cars faisaient leur entrée dans l'usine à 5 heures du matin et c'est sous une pluie de lacrymo que les ouvriers furent accueillis. La population se joignit aux ouvriers présents. Et c'est en fin d'aprés-midi que les cars sortirent de l'usine pour prendre position à quelques kilomètres de là. La pression ouvrière appuyée par la population avait contraint les CRS à déguerpir.
Dans la nuit de vendredi à samedi, le ministre du travail s'empressa de faire quelques annonces urgentes qui se voulaient appaisantes. Une médiatrice fut envoyée. Elle annonçait 8000 euros à ceux qui accepteraient de signer un contrat de transition proffessionnelle. Le gouvernement expérimente ce CTP dans quelques zones. Il prévoit le paiement de 80% du salaire brut pendant un an ainsi que des aides à la formation et au reclassement.
C'est un premier recul face à la mobilisation. Ce doit être un encouragement à poursuivre l'action et obtenir plus. Pour la prime certes mais aussi pour que l'objectif lancé par le ministre du travail de "zéro chômeur pour les salariés de Thomé-Génot à l'échéance de douze mois" soit une réalité garantie.
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07.09.2006
Mc DO PLIE SOUS LA PRESSION DES TRAVAILLEURS
Le 1er août 2006, 35 employés du Mc Do La Blancarde de Marseille étaient en grève. Exécédés par le manque de personnel, la désorganisation du travail, ils ont fait appel à la CGT et ont lancés un mouvement de grève qui durera 22 jours et entraînera un temps la fermeture du Mc Do.
Il faut dire que la majorité de ces employés travaillent 91 heures par semaine pour un salaire de 500 euros. Ils réclament donc de nouvelles embauches, le respect des plannings de travail et des élections de délégués du personnel. Une grève avait déjà eu lieu le 15 octobre 2005 contre le licenciement du directeur local (où le PDG en a d'ailleurs profité pour insulter les travailleur). Depuis, les protocoles n'ont pas été respectés par la direction.
Après trois semaine de grève, ils ont obtenu satisfaction : la direction embauchera 15 CDI supplémentaires, garantie des promotions internes et fournira des tenus de travail à tous les employés. Les salaires du mois d'août seront intégralement versés. Voilà qui devrait encourager la direction au respect des protocoles cette fois.
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