04.08.2008

"PENDANT LES CONGÉS, LES SALES COUPS CONTINUENT

(communiqué Lutte Ouvrière)


À quelques jours des congés d'été, deux grandes entreprises, Renault et Saint-Gobain, viennent d'annoncer coup sur coup une réduction importante de leurs effectifs. Renault supprime entre 5 000 et 6 000 postes en Europe, dont un millier à Sandouville. Saint-Gobain supprime 6 000 emplois un peu partout dans le monde.

Renault venait pourtant d'annoncer des bénéfices confortables et un chiffre d'affaires en hausse. Mais, expliquait son PDG, Carlos Ghosn, "notre chiffre d'affaires ne progresse pas à l'allure que l'on pensait", et les suppressions d'emplois sont une "mesure d'anticipation". Faut-il rappeler que le trust PSA Peugeot-Citroën a supprimé en à peine plus d'un an 14 000 postes dans ses différentes usines en Europe ?

Ces entreprises, parmi les plus grandes et les plus riches aussi, sont la partie émergée de l'iceberg, celles dont la presse parle un peu. Mais, à côté de celles-là, combien d'autres entreprises réduisent leurs effectifs ? Et, parmi elles, combien qui sont bénéficiaires ? Mais elles préfèrent, toutes, "par anticipation" assurer la hausse de leurs profits en faisant faire plus de travail par moins de travailleurs en les usant à mort avant de les rejeter."

À quelques jours des congés d'été, deux grandes entreprises, Renault et Saint-Gobain, viennent d'annoncer coup sur coup une réduction importante de leurs effectifs. Renault supprime entre 5 000 et 6 000 postes en Europe, dont un millier à Sandouville. Saint-Gobain supprime 6 000 emplois un peu partout dans le monde.

Renault venait pourtant d'annoncer des bénéfices confortables et un chiffre d'affaires en hausse. Mais, expliquait son PDG, Carlos Ghosn, "notre chiffre d'affaires ne progresse pas à l'allure que l'on pensait", et les suppressions d'emplois sont une "mesure d'anticipation". Faut-il rappeler que le trust PSA Peugeot-Citroën a supprimé en à peine plus d'un an 14 000 postes dans ses différentes usines en Europe ?

Ces entreprises, parmi les plus grandes et les plus riches aussi, sont la partie émergée de l'iceberg, celles dont la presse parle un peu. Mais, à côté de celles-là, combien d'autres entreprises réduisent leurs effectifs ? Et, parmi elles, combien qui sont bénéficiaires ? Mais elles préfèrent, toutes, "par anticipation" assurer la hausse de leurs profits en faisant faire plus de travail par moins de travailleurs en les usant à mort avant de les rejeter."

31.05.2008

SUBPRIMES : LA FACTURE AUX TRAVAILLEURS...

Les grandes banques françaises, qui se vantaient il y a encore quelques mois de "résister" face à la crise financière, commencent à avouer quelles vont subir des pertes importantes elles aussi dans la crise des subprimes. La facture s'élèverait à 13,6 milliards d'euros, mais toutes n'ont pas encore publié leurs résultat pour le premier trimestre. Certains experts estiment à 30 milliards d'euros l'exposition du secteur banquaire français aux crédits immobiliers américains à risques.

La crise aurait coûté à ce jour 4,2 milliards d'euros au crédit agricole via sa filiale Calyon qui à elle seule aurait perdu 2,7 milliards. Nataxis avoue la perte de 2 milliards d'euros depuis juillet 2007. Si les conseils d'administrations ont fait un peu de ménage côté dirigeant, c'est surtout chez leurs employés que ces banques vont faire payer leur politique. Chez Nataxis justement, plusieurs centaines de suppressions d'emplois sont déjà au programme. En revanche, il ne demanderont rien  leurs actionnaires qui depuis plusieurs années profitent des retombés de la spéculation : ils pourront donc continuer à spéculer sur d'autres marchés comme les matières premières alimentaires ou le pétrole...

14.05.2008

TOUT VA BIEN POUR MONSIEUR MITTAL

Mittal, principal actionnaire du groupe Arcelor-Mittal, demeure très largement en temps du classement des individus les plus riches de Grande Bretagne avec une fortune estimée à 35 miliards d'euros. Celle-ci est en progression de 10,7 milliards depuis l'année dernière. Ce classement édité par le Sunday Times, révèle la présence de Roman Abramovitch à la seconde place. Ce magna russe du pétrole et du président u club de foot de Chelsea arrive lin derrière Mittal avec 14,9 miliards d'euros. La reine d'Angleterre est loin derrière à la 264ème place...

Ce classement du championnat des riches nous rappelle que c'est bien les bourgeois qui possèdent les moyens de production, charbon, acier, etc... le Sunday Times ajoute même : "Les onzes années de gouvernement travailliste ont favorisé l'éclosion des milliardaires comme cela a rarement été le cas dans l'histoire de la Grande Bretagne.". En effet, quelque soit le gouvernement en place, les riches sont toujours bien servis.  Et si Mittal n'a pas à se plaindre des travaillistes, il peut également être pleinement satisfait de Sarkozy. D'ailleurs, il n'a pas manqué de le lui faire remarquer dans une interview au journal patronal "Les échos", dans laquelle Mittal exprime toute sa gratitude pour l'aide apportée dans la suppression des emplois de Gandrange : "Je voudrais remercier le président de la république, Nicolas Sarkozy, pour son intervention, qui a aidé les gens à comprendre nos objectifs. ". Mais de rien, de rien... aider le patronnat, c'est le boulot de Sarko !

08.05.2008

APPEL A LA RIPOSTE DES TRAVAILLEURS LES 15 ET 22 MAI

Suite à l'appel des syndicats de l'enseignement à une journée d'action le 15 mai, l'ensemble des syndicats de la fonction publique et de la fonction hospitalière, sauf CFDT, ont appelé à leur tour à cette journée de mobilisation. La confédération Force Ouvrière avait proposé de faire de cette journée un rassemblement public-privé sur les même revendications. Ceci constitue une juste réponse à la situation vécue par des millions de salariés. Les attaques du gouvernement et du patronat contre l'emploi, le pouvoir d'achat, les retraites et les services publiques font partie d'une seule et même politique visant à mettre sous pression le monde du travail pour assurer l'enrichissement des parasites capitalistes.

Face au refus du secrétaire de la CFDT, Chérèque, d'appeller à la mobilisation, les cinq confédérations syndicales appellent à une journée d'action le 22 mai. Il est dans l'intérêt de tous les travailleurs de se mobiliser. Si l'ensemble de la classe ouvrière et des prolétaires s'arrêtent et descendent dans la rue, tout le monde prendra conscience de la force immense que représente cette classe mobilisée pour la lutte. Plus la participation sera massive, plus cela permettra de passer outre les calculs et autres hésitations des dirigeants syndicaux, bien timorés face à l'importance des enjeux et ne réclamant que "l'ouverture des négociations".

Certes, deux journées d'action ne suffiront pas à faire reculer le gouvernement et le patronat dans l'immédiat, il faudra d'autres luttes. Raison pour laquelle ces journées doivent être un succès : elles doivent constituer l'ammorce des luttes à venir !

02.05.2008

REGULARISATION DE TOUS LES TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS !

Face et l'étendue du mouvement de grève des sans-papiers, Hortefeux vient de demander à 5 préfets d'Ile-de-France d'éxaminer les dossiers des grévistes. La CGT a déposé le 23 avril des centaines de demandes de régularisation. Plus de 600 grévistes au début de la semaine du 20 avril se sont regroupés par profession et occupent une vingtaine de sites et de restaurants, parfois huppés comme celui de l'ile de la jatte à Neuilly où la famille Sarkozy dispose de sa table réservée et où 9 serveurs et cuisiniers réclament leur régularisation. Les grévistes dénoncent les conditions de surexploitation et l'hypocrisie des pouvoirs publics qui leurs refusent tous droits alors qu'ils travaillent et payent des impôts et des cotisations sociales.

Sont également ciblées des lois discriminatoires comme la circulaire du 20 décembre 2007 qui recense 150 métiers où il manque de la main d'oeuvre ouvrière et où l'accès n'est réservé qu'aux travailleurs étrangés en provenance de l'union européenne, alors que la majorité des sans-papiers viennent de pays d'Afrique francophone.

Cette grève permet de mettre au grand jour les pratiques illégales des patrons qui "découvrent" comme par enchantement que leurs employés n'ont pas de papiers et qu'il faudrait les régulariser. Les syndicats de patrons de l'hotellerie s'inquiètent de la situation à l'approche de la saison touristique, et demandent même à Hortefeux d'arrêter l'étude des dossiers au cas par cas en procèdant à une régularisation globale des 100 000 sans papiers qu'ils admettent maintenant employer dans leurs cafés et restaurants. 

Malgrès les menaces de licenciements et d'expulsions, le mouvement tient bon. Une marche partie de Lille le 15 avril devrait arriver à Paris le 10 mai. Assez d'hypocrisie de la part du gouvernement et du patronat : régularisation immédiate et globale de tous les travailleurs sans-papiers.  

13.04.2008

UNE POLITIQUE TOUJOURS PLUS MEURTRIERE

Vendredi 4 avril décédait Baba Traoré d'un arrêt cardiaque à l'âge de 29 ans. Ce jeune homme était sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière et s'est jeté dans la Marne afin d'échapper à la police. Sorti de l'eau dans un état critique, il décedera à l'hopital. Cette affaire n'est pas sans rappeller celle de Chunian Liu qui s'était défenestrée à Belleville et celui de John Maïana qui, à peine agé de 20 ans, s'est suicidé après le rejet de sa demande d'asile. Avant eux, il y avait eu Ivan, enfant tchétchène tombé d'une fenêtre à Amiens en essayant de fuir la police. Et aussi le cas de se Tunisien de 24 ans qui s'était jeté du quatrième étage d'un immeuble pour les mêmes raisons. D'autres sont peut être morts dans les mêmes conditions, voir après leur expulsion où en cours même d'expulsion lors du trajet en avion...

En 2007, le gouvernement annonçait un bilan de 23 000 expulsions, et pôur 2008, Brice Hortefeux, ministre de l'immigration, certifie que la pression sera renforcée. C'est la conséquence d'une politique menée par le gouvernement pour satisfaire son électorat le plus réactionnaire. Alors qu'il était ministre de l'intérieur, Sarkozy avait fait de l'immigration une priorité, aujourd'hui président, il continue avec son gouvernement de satisfaire les préjugés antiétrangers. Le coût humain de cette démagogie est de plus en plus lourd, ce qui n'empêche pas Sarkozy d'étaler de grand discours su les Droits de l'Homme. 

04.04.2008

CODE POSTAL OU CODE DU TRAVAIL

Après la Poste du Cantal, c'est celle du Tarn qui se voie condamnée par les Prud'hommes. L'entreprise devra verser 26 000 euros à une factrice d'un village du Tarn qui a accumulée pas moins de 66 contrats à durée indéterminée en 6 ans. La précarité et le non respect du code du travail, la Poste a tout à y gagner là aussi....

STRESSE : BEN POURQUOI ?

Suite aux nombreux suicides dans les différentes usines du groupe, la direction de Peugeot Citroën a commandé une enquête auprès d'un cabinet indépendant. Cette enquête porte bien évidemment sur le stress. 3500 salariés ont été interrogés sur les sites de Sochaux, Mulhouse, Vélizy. Le cabinet conclu que 19,8% des salariés sont sujets à une situation "d'hyperstress". L'enquête montre également, et ce n'est pas surprenant, que les ouvriers, avec 22,6%, sont les plus touchés par cette situation que les cadres (15,40%). Mr Vergne, directeur des ressources humaines chez PSA pense avoir une idée précise quant à la cause de ce stress : la peur de commettre des erreurs et la nécessité de s'adapter sans cesse.

Mais tout le monde se garde bien de faire référence à la course à la productivité et les surcharges des postes de travail, la pression de la direction et de l'encadrement, la précarité des emplois... manifestement, la direction fait semblant de s'intéresser au problème mais fait tout pour ne pas changer sa politique qui elle, est bien responsable de cet état de stress et ses conséquences néfastes, voir dramatiques, sur la santé des travailleurs.

25.03.2008

BAISSE DU CHOMAGE : UNE MISE EN SCENE SANS EFFET

Deux jours avant le premier tour des élections municipales (forcément !), le gouvernement annonçait une baisse du chômage. Celui-ci serait retombé à 7,5%, soit 2,1 millions de chômeurs en moins, le plus bas niveau depuis 20 ans.

Une "bonne nouvelle" qui  se distingue pourtant des chiffres annoncés officiellement par l'A.N.P.E. : le chômage aurait augmenté de 0,7% par rapport à décembre 2007. De plus, les chiffres présentés par le gouvernement ne tiennent pas compte de certaines catégories de chômeurs. Ils excluent par exemple ceux qui suivent une formation (donc qui n'occupent pas un emploi), ceux qui ne sont pas immédiatement disponibles dans les deux semaines qui suivent, ceux qui sont à la recherche d'un emploi à temps partiel ou en C.D.D. ou encore temporaire, et surtout, ceux qui au cours de la semaine où l'enquête est réalisée, auraient travaillés ne serait-ce qu'une heure ! Les malades et les découragés n'étant plus inscrits en recherche d'emploi ne sont pas comptés non plus. A savoir qu'en décembre 2007, le nombre d'inscrits à l'A.N.P.E. en métropole était de 3 850 000.

Quant aux emplois créés par le gouvernement, 300 000 selon ses dires, la moitié se situent dans le secteur d'aide à la personne. Ce secteur est indispensable, hors ces emplois créés sont en nombre encore très insuffisant et la plupart du temps en temps partiel. Et au lieu de créer des miliers d'emplois nécessaires dans le secteur de la gériatrie, des maisons de retraite ou dans les écoles maternelles, l'état préfère favoriser des emplois précaires auprès de "particuliers employeurs". Dans le même temps, 110 000 emplois ont été supprimés en 2006 dans l'industrie. Par ailleurs, l'ISNSEE a également fait savoir que 5,6% des personnes ayant un emploi se déclare en situation de "sous-emploi" car travaillant à temps partiel ou temporaire.

Bref, une splendide mise en scène électorale de la part du gouvernement qui ferait bien de cesser de nous prendre pour des idiots, car au regard des rapports de l'Insee et de l'A.N.P.E., cette baisse du chômage est vite apparue comme une gigantesque farce sur fond de campagne municipale. Avec un effet complètement raté à la vue des résultats électoraux.

18.03.2008

DROITS DES FEMMES : LES LUTTES DOIVENT SE POURSUIVRE

La journée internationale de la femme s’est déroulée le samedi 8 mars. En France, les textes de loi précisent que les femmes ont les mêmes droits que les hommes. Pourtant, cette égalité juridique est loin d’être parfaite, notamment dans le domaine du travail où à qualification égale les femmes sont payées en moyenne 25% de moins que les hommes.

C’est aussi l’occasion de rappeler que les femmes représentent 80% des salariés payés en dessous du smic, 57% des chômeurs non-indemnisés inscrits à l’ANPE, 83% des emplois à temps partiel avec horaires flexibles bien souvent, 60% des emplois aidés ou en CDD . Le droit à l’IVG n’est pas toujours respecté car pas une priorité dans le public et pas suffisamment rentable dans le privé. De plus, la pression des intégristes religieux augmentent avec notamment le projet de donner un statut juridique à l’embryon par inscription à l’état-civil des fœtus afin de parvenir à criminaliser l’avortement.

Cette journée permet aussi de rappeler les combats des femmes à travers le monde, celles qui luttent contre le port obligatoire en signe de soumission du tchador ou de la burka, qui luttent contre les mariages forcés et l’excision. Rien n'est donc acquis et les luttes pour les droits des femmes doivent donc se poursuivre et s'intensifier.

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