03.05.2007

QUOI QU'IL ARRIVE...

Voilà plus de trois semaines que je n’avais rien posté ici. Dans la cacophonie des joutes verbales de la campagne électorale, j’avais choisi de vous offrir une place faite de silence, tel un havre de paix le temps de faire une pause… de toutes façons, j’avais déjà planté le décors concernant les principaux acteurs de cette élection présidentielle en insistant sur le fait qu’aucun d’entre eux ne disposent de réelles intentions de mettre en place un programme de défense du prolétariat et des masses laborieuses, bien au contraire. Et puis je n’avais pas la prétention d’influencer mais d’informer. La campagne s’est déroulé telle que je le prévoyais : de la démagogie galopante, de grandes phrases vides de sens, des candidats qui s’invectivent sur des broutilles et une absence total de débat. Je parle toujours pour les principaux favoris. C’est donc sans surprise que le second tour verra l’affrontement Sego-Sarko. On a beau eu nous faire croire que Bayrou pouvait être la surprise, il n’en fut rien. Aujourd’hui, le leader centriste se trouve piégé par sa propre stratégie : désireux de rassembler à gauche au sein d’un parti malgré tout bien ancré à droite, il se trouve aujourd’hui partagé, voulant bâtir son grand parti tout en ne crachant pas sur l’idée de faire parti du prochain gouvernement potentiel. Un joli méli-mélo donc au sein duquel les seules ambitions du larron sont portées en avant et les préoccupations  des prolétaires déjà sans intérêt.

Sego-Sarko, ou l’avènement du beau discours dans toute sa splendeur. Depuis les résultats du premier tour, les deux protagonistes rivalisent de propos en direction des petites gens, des travailleurs… malgré le fait que la politique de droite a été nettement désapprouvée par le peuple (soit par la lutte sociale lors du C.P.E., soit par les urnes lors des régionales), Sarkozy est bien là, en position de favori. L’explication est simple : depuis son entrée au gouvernement, Sarkozy n’a travaillé que dans le seul but de se préparer à la présidentielle. Ses réflexions sont toujours allées dans le sens des bons vieux préjugés réactionnaires : immigration, sécurité, fonction publique, 35 heures etc… pour marquer sa différence, Sarko s’est parfois mis en opposition avec la politique du gouvernement comme lorsqu’il a désapprouvé Chirac et Villepin au sujet du C.P.E.. C’est d’ailleurs en candidat de la « rupture » qu’il s’est présenté. Il parle de redresser la France, sans préciser qu’il s’agit d’une France dont il a été ministre de l’intérieur et de l’économie ces 5 dernières années. De son côté, Royal ne peut que se satisfaire d’avoir un adversaire comme Sarkozy : voilà un individu qui fait suffisamment peur au peuple de gauche pour permettre au parti socialiste de se refaire une virginité et faire oublier la politique capitaliste et protectrice du patronat qu’il a toujours pratiqué et qui fut notamment responsable du fiasco de 2002. Dans son pacte présidentiel, beaucoup de vent, mais aussi un programme faussement tourné vers les travailleurs comme cette pseudo augmentation du smic mais aussi une politique  n’allant jamais contre les intérêts du patronats : pas questions d’interdire les licenciements dans les entreprises qui engrangent des bénéfices ni de prendre sur les profits faramineux, qui engraissent les vrais parasites de cette société que sont les actionnaires, pour augmenter les salaires…

Quoi qu’il arrive, les travailleurs devront se préparer à entrer en résistance contre un nouvel appareil capitaliste répressif. Ceci étant dit, on ne peut nier que la situation sera bien plus grave si Sarkozy l’emporte à la vue des attaques qu’il prépare contre les masses laborieuses et du système ultra sécuritaire qu’il prépare. Nul besoin que j’en rajoute, j’ai déjà suffisamment dénoncé l’individu dans mes chroniques précédentes. Si Ségolène Royal et le PS ne changeront rien au fonctionnement actuel, leur politique est sûrement moins dangereuse pour nos libertés individuelles que la société regorgeant de totalitarisme économique et sécuritaire dont rêve Sarkozy et ses sbires. Vouloir battre Sarkozy en apportant son bulletin de vote à Royal n’est pas une mauvaise chose, mais il ne faudra rien espérer de plus que de vouloir faire barrage au candidat de droite. Pour le reste, c’est sur le terrain de la lutte sociale que nous aurons rendez-vous dans les semaines à venir…quoi qu’il arrive…

Jusqu’à la victoire, toujours ! Vive le Prolétariat, Vive la Révolution !

23.03.2007

BUDGET DE L'ARMEE : DROITE ET GAUCHE (ENCORE) AU GARDE A VOUS

Comme on pouvait s'y attendre, Ségolène Royal ne prendra pas sur le budget de l'armée pour renforcer celui de l'éducation. La candidate du parti socialiste "entend maintenir le budget actuel". C'est à dire consacrer à l'armée 2% du PIB (Produit Intérieur Brut, total de toutes les richesses produites sur le territoire durant un an). Ces 2% correspondent à 47,7 milliards de dépenses. De son côté, Sarkozy en fera bien sûr autant.

Par ailleurs, les candidats PS et UMP entendent bien vouloir maintenir les "opérations extérieurs". Comme nous le savons depuis un bon moment maintenant, ces opérations consistent à soutenir le régime de dictateur, rejetter par la population, mais partenaires financiers de la France. En effet, de nombreux groupes industriels français sont implantés dans ces pays, il faut donc en garantir la pérennité afin qu'ils puissent faire leurs petites affaires tranquillement.

La politique de renouvellement des équipements sera également maintenue. Si Royal et même peut-être Sarkozy ne savent pas combien la France possède de sous-marins nucléaires, ils continuront à en construire et à les équiper de missiles nucléaires longue portée. En sachant que tout ceci à un coût, et considérable même puisque le radio guidage est acheté à Lagardère, les radars chez Thales quant aux chars, navires et avions, Dassault s'en occupe.

De gouvernement en gouvernement, d'un président à l'autre, la politique de budget militaire n'a jamais changée. Les bases militaires dans les anciennes colonies sont toujours en place, les interventions sont poursuivies et relayées d'un président à l'autre. Et les contrats signés ont toujours été honorés par le président qui suivait.

15.03.2007

IL N'Y A PAS QUE LES FACHOS DE FRANCE QUI L'AIME...

"Témoignage", le livre de Nicolas Sarkozy, est désormais disponible, traduit évidemment, en Italie. Stupeur ? Surprise ? Toujours est il que la préface est signée Gianfranco Fini.

Gianfranco Fini n'est autre que le dirigeant du parti Alliance-Nationale. Ce parti se défini comme post-fasciste. Et pour cause : dirigeant du Mouvement Social Italien, héritier direct de Mussolini, Fini a fait changer de nom au parti pour le faire entrer dans l'ère moderne et surtout pouvoir bénéficier du porte-feuilles gouvernemental sous Berlusconi. Fini ne renie pas pour autant son passé politique profondément ancré à l'extrème droite.

Voilà le genre d'individu qui apprécis aussi Sarkozy : un fasciste de première catégorie. Et Sarko ne semble pas dérangé par cela, puisqu'il en a fait son préfacier. 

08.03.2007

BAYROU : LE TROISIEME HOMME...DE DROITE

Lors de son passage à l'émission "J'ai une question à vous poser", sur TF1 le 26 février, François Bayrou s'est défini comme le candidat de "l'ouverture". L'ancien ministre des gouvernements Balladur et Juppé aurait selon lui appris, compris et changé.

L'occasion de lancer quelques réflexions plutôt tardives. Sur l'éducation notamment, où il faut parvenir, selon ses propos, à éradiquer l'illettrisme en trois ans. Chose dont il ne s'est à priori pas soucié lorsqu'il était ministre de l'Education Nationale de 1993 à 1997. Il s'en prends à Sarkozy en tant que membre d'un gouvernement qui supprime des postes d'enseignants, mais aussi à Royal qui ne propose pas de revenir sur cette méthode. Bayrou s'engage en conséquence "à garantir les postes" pendant la durée de son mandat. Mais le problème, ce n'est pas de garantir les postes mais d'embaucher massivement dans les services publiques comme l'éducation. Mais ça, Bayrou n'en parle pas.

Pour Bayrou, il y a du bon partout. Selon lui, il faut en finir avec "la guerre entre le PS et l'UMP" et "faire travailler ensemble des gens qui viennent de camps différents". Et d'ajouter que de toutes façons sortir de l'impasse demandera un effort et "c'est le peuple français qui va devoir fournir cet effort.". Tout est dit. Ca sonne comme du Balladur ("il faudra faire des sacrifices"). Il aura bien retenu la leçon. Sur les 35 heures, Bayrou entends les "assouplir" et demande à payer des heures supplémentaires à ceux qui le voudraient. Travailler plus pour gagner plus, ça me rappelle quelqu'un... en tout cas, ça ne coûterait pas aux entreprises puisque la différence de tarif serait "entièrement prise sur les charges". Chaque entreprise se verrait éxonérée de charges, sauf retraites, pour 2 emplois créés. Quant à ce que l'Unedic et la Sécurité Sociale y perdraient, Bayrou ne dit rien.

C'est étrange comme toutes les splendides idées très originales de Bayrou ressemblent à celle proposées par les candidats des grands partis, notamment à celles de Sarkozy. Rien d'étonnant, car le patronat, c'est aussi le premier ami de Bayrou. Et comme aujourd'hui le patronat trouve aussi bien sa place au PS qu'a l'UMP, pas difficile pour Bayrou de vouloir rassembler le "meilleur" de la droite et de la gauche.

01.03.2007

POUR SARKOZY, LES PAUVRES SONT COUPABLES

Dans une interview accordé au journal Le Parisien, rien de nouveau dans les propos de Sarkozy, mais quelques propositions et autres formules qu'il est bon de rappeller.

Au sujet de l'augmentation du smic, il est contre évidemment car : "cela tasserait la grille des salaires" et "donnerait le sentiment à la classe moyenne que travailler dur ne sert à rien puisqu'on ne gagne pas plus à l'arrivée que celui qui est dans l'insistanat ou en bas de l'échelle". Comme si les personnes percevants les minimas sociaux touchaient le smic. Comme si les travailleurs au smic appartenaient à la classe moyenne.

Pour l'assurance maladie : "Il faut responsabiliser les patients, je prévois donc l'instauration d'une franchise sur l'assurance maladie. Notre idée, c'est que les premiers euros des soins de santé ne seront pas remboursés.". Mais la responsabilisation des patients, c'est déjà le but du ticket modérateur fixé à 20% lors de la création de l'assurance maladie en 1945 et qui a augmenté depuis jusqu'à 65 % !

Même type de propos pour les régimes spéciaux : "Je comprend que ça ne fasse pas plaisir à tout le monde mais je veus gager l'augmentation de 3 millionds des petites retraites par la réforme des régimes spéciaux. Il y a 500 000 cotisants et 1,1 millionds de retraités. Ces personnes là cotisent 37 ans et demi, les autres 40 ans et plus. La justice, ce n'est pas seulement des droits, c'est aussi des devoirs.".  Mais par contre Sarkozy ne dit pas un mot concernant les vrais privilégiés de cette société, vu leur salaire, à savoir les Bettancourt, Peugeot et autres actionnaires. Normal, c'est pour travailler en faveur de ces gens là qu'il souhaite être président.

T'AS PAS 50 BALLES SEGO ?

Lors de son passage à TF1, Ségolène Royal a remis sur le tapis la hausse du smic. Elle a bien précisée que sa décision de passer le smic à 1500 euros concerne le smic brut et que ce montant serait atteint en 2012 et de reconnaitre le " niveau actuel du smic, qui est quand même très bas...". Sans blagues... 984 euros pour 35 heures.

Hors, si la hausse du smic, qui est revalorisée chaque année, suivait son évolution habituelle, elle porterait le smic brut à 1450 euros brut en 2012. C'est donc une aide de 50 euros brut que le PS va débloquer sur 5 ans ! Royal qualifie cela de signal fort. Mais le signal fort pour les 4 millionds de travailleurs payés au smic, se sera sans doute l'augmentation des loyers et du coût de la vie en général d'ici 5 ans au quel ils ne pourront faire face avec une aussi misérable augmentation.

17.02.2007

SARKO SCHIZO ?

Sarkozy continue de faire de la lèche auprès des travailleurs qui ne sont pas favorables, en majorité, à sa politique. C'est donc en direction des enseignants que les bonnes louanges de Sarko sont allées. Le candidat UMP affirme qu'il n'accepte pas que l'on fasse des enseignatns des boucs émissaires "d'un désastre dont la politique est seule responsable.". Il souligne "la grande compétence" et le "dévouement admirable" de la plus part d'entre eux. Il concède que "leur pouvoir d'achat et leurs conditions de travail se sont dégradés".  "Qui mieux que l'instituteur peut choisir la bonne méthode pour apprendre à lire à l'enfant qui est en face de lui ?" Selon lui "l'école ne corrige plus les inégalités, elle les aggrave.". "On a laissé l'école aux gestionnaires, la pédagogie aux experts, les programmes aux spécialistes". Exact, l'école est tombée entre les mains de technocrates issus du même monde que Sarkozy.

On a du mal à croire que c'est bien Sarkozy qui prononce un tel discours. Et pourtant oui, c'est bien lui le même Sarko qui fut ministre sous les gouvernement Raffarin et Villepin, des gouvernements qui n'on jamais cessés de s'attaquer aux services publiques comme l'école entre autres. Il faut croire que les élections donnent un certains penchant à la schizophrénie. Ou au mensonge et à la démagogie galopante. 

BAYROU, LE REBELLE (!)

Dans une interview au journal Le Point, François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle représentant l' UDF, s'est déclaré être "un rebelle" en ajoutant qu'il est "entré en dissidence". Voilà un rebelle formé à une drôle d'école puisque, rappellons le, Batrou fut ministre de l' éducation nationale sous Balladur puis Juppé.

François Bayrou indique ses intentions concernant les travailleurs : "améliorer leurs revenus par les heures supplémentaires". Pas d'augmentation de salaire donc : "toutes distributions de pouvoir d'achat artificielles se retournera contre l'emploi." Bayrou se prononce pour "le service garanti" dans les transports, donc la limitation du droit de grève. Il indique que les travailleurs puissent "choisir librement  l'âge de départ en  retraite" et précise que si le montant de pension est insuffisant, il suffit de travailler plus. Il se prononce en faveur de la création d'un "environnement amical pour l'entreprise, y compris fiscal". Il propose par exemple que les entreprises soient prévenues lorsqu'elle va subir un contrôle. Ben voyons ! Bayrou souhaite aussi supprimer l'ISF pour le remplacer par un impôt unique au taux de un pour mille à destination des patrimoines supérieurs à 750 000 euros.

Bref, on retrouve chez Bayrou un programme social semblable à celui de Sarkozy. Voilà qui est bien surprenant pour un dissident. Le seul acte de rebellion dont il a fait preuve, c'est de se plaindre que les médias ne s'intéressaient pas à lui, ne lui donnaient pas la parole. S'il n'a rien de plus à dire que Sarkozy...

09.02.2007

UMP : UN DANGER POUR LA SANTE !

Nouveau volet de son programme : Sarkozy a annnoncé la création d'une franchise pour les malades. Cette franchise concernera les soins médicaux. Le but selon le candidat UMP est de "responsabiliser les patients, il faut instaurer une franchise modeste par famille, et pas par individu, sur les premiers euros de dépenses annuelles en consultations médicales ou éxamens biologiques.". Cette franchise annuelle serait imposée à tous les assurés et non-remboursable par la sécurité sociale.

Cette franchise comprendrait des forfaits éxistant : un euro sur les consultations médicales, 18 euros sur les actes importants et frais hospitalier. Du coup, même si elle est annoncée come "limitée", cette franchise pourrait être assez élevée. Cette franchise sera à la charge des patients qui seront remboursé lorsque la franchise sera dépassée. Sarkozy détaille : "Je suis pour une santé fondée sur la solidarité. Tous les ans, il y aura un débat au parlement : si l'objectif national de dépense est respecté, on baissera la franchise. Si ce n'est pas le cas, on l'augmentera.". Et on sait comment ça se passe : le forfait hospitalier avait commencé à 3 euros, il est aujourd'hui passé à 16 euros/jour.

Les travailleurs cotisent toute leur vie pour avoir accès aux soins, pour eux et leur famille. Ces méthodes ne servent qu'a augmenter les frais afin d'écarter du système ceux qui n'ont plus les moyens. Voilà comment l'UMP compte réduire les dépenses publiques.

29.01.2007

IMPOTS : SARKOZY ET ROYAL ONT LES MEMES INTENTIONS

Du rififi au PS, au sujet des impôts. En effet le 10 janvier dernier, François Hollande déclarait que le PS reviendrait sur le bouclier fiscale mis en place par la droite et mettant en place un système de baisse des impôts favorisant les plus aisés. Rappellons que ce sont les classes sociales moyennes, aisées et riches qui sont les plus représentées parmis les individus payant des impôts. Ce sont donc ces classes qui bénéficient le plus des baisses. L'objectif des notables qui dirigent le pays est, outre le fait de séduire l'électorat privilégié et réactionnaire, par cette baisse de réduire petit à petit les sommes d'argent attribuées aux services publiques (écoles, hopitaux...). Une autre manière de "dégraisser le mammouth".

Mais comme on pouvait si attendre, les critiques sur les propos de Hollande ont fusées autant de gauche que de droite. La candidate socialiste Ségolène Royal a affirmée qu'il n'était pas question de revenir sur ces baisses : "La priorité qui est la miennec'est la lutte contre le gaspillage. Il n'y aura pas de fiscalité nouvelle qui serait interprétée comme un élément qui décourage le travail et l'effort". Sarkozy sort de ce corps !

Alors, 2 discours au PS ? Un pour les bourgeois, l'autre pour les travailleurs ? Une certitude : la candidate socialiste ne reviendra pas sur les cadeaux de la droite aux bourgeois et aux actionnaires qui vivent du travail des autres.

Les travailleurs ne doivent pas s'y tromper : ce ne sont pas les baisses d'impôts qui leurs sont nécessaires, mais un emploi fixe un vrai salaire !

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